Prix ABS de l'Art Digital 2025

Le Prix ABS de l’Art Digital continue d’évoluer, reflétant la nature dynamique de l’art digital. En 2025, le Prix ABS de l’Art Digital a été décerné dans deux catégories :

Anna Ridler & Sofia Crespo
Artistes de l'année

Sofia Crespo et Anna Ridler ont été sélectionnées par le jury pour la poursuite de leur exploration des formes de représentation héritées du passé et leur confrontation avec les outils d’IA. Leur engagement envers l’environnement et la nature, ainsi que leur volonté de mieux comprendre le monde qui nous entoure, ont également motivé ce choix. La cohérence de leur collaboration, la force de leurs œuvres, le thème abordé, ainsi que l’expansion et l’interconnexion de leur pratique, de même que sa maturité, ont conduit les membres du jury à retenir les deux artistes dans cette catégorie.

Les Artistes de l’Année ont reçu 15 000 CHF et bénéficieront d’opportunités de visibilité accrues.

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Cezar Mocan avec « World Upstream »
Artiste émergent

L’œuvre de Cezar Mocan, World Upstream, a été sélectionnée par notre jury à l’issue d’un appel à candidatures, ouvert à tous les artistes ayant précédemment créé des œuvres digitales on-chain.

La pièce est une exploration du loisir qui interroge également la technologie et l’avenir. Elle aborde un futur fictif qui tient pour acquis à la fois l’incarnation de l’IA et la promesse utopique de liberté par l’automatisation. L’œuvre existe dans un moteur de jeu et se présente comme un film qui se monte en temps réel. Une boucle infinie.

Le lauréat a reçu 5 000 CHF et bénéficiera d’opportunités de visibilité. Son œuvre a également été ajoutée à la collection d’art digital d’ABS.

Photos des gagnants avec nos membres du jury : Sebastien Montabonel, Rani Jabban, Eleonora Brizi, Mimi Nguyen et Marlène Corbun (absent : Alejandro Cartagena) à Bâle lors de la cérémonie.

Les finalistes 2025 de la catégorie Artiste Émergent

Andreas Rau

Une installation multimédia combinant des silhouettes provenant du Musée national finlandais et les archives personnelles de l'artiste, explorant les liens physiques et spirituels à travers le temps et l'espace. À travers des corps qui se chevauchent, des agencements changeants, des lectures d'inventaire robotisées et une musique générée à partir de données, l'œuvre brouille les frontières de l'identité et de la chronologie. Elle forme ainsi une archive commune et dynamique.
Une méditation fluide qui guide le spectateur à travers des formes synthétiques et organiques ondulantes, créées à partir de photographies d'objets du quotidien, soulignant leur place dans notre culture de consommation et leur impact sur le monde naturel. Un rappel poignant de la menace que représente la pollution d’origine l'humaine, offrant une ode paradoxale à l'élégance et à la vulnérabilité du monde naturel.

James Bloom

Une œuvre d'art relationnelle en 3D, entièrement on-chain, où l'espace partagé se fracture en perspectives personnelles en constante évolution. Des actions sont enregistrées on-chain afin de générer un retour visuel dynamique, puis la communication est perturbée par des bugs intentionnels, brisant toute cohérence. La surveillance, la présence et le dysfonctionnement convergent dans un environnement en réseau qui unit et isole. Celui-ci reflète et subvertit les architectures de la connexion numérique.

Leander Herzog

Une œuvre WebGL générative où des structures arborescentes récursives évoluent vers des compositions de points denses, révélant la complexité issue de règles minimalistes. Extraflip explore l'émergence à travers des millions de points calculés, reliant la logique numérique à la forme physique via une impression sur aluminium Dibond. Créée à l'origine pour l'exposition MATTER & DATA à Bâle en 2024 et mintée sur Tezos, cette œuvre reflète la tension entre un code simple et une densité visuelle intense.

Travis LeRoy

Œuvre générative issue de la série Omnia Ludens, Substratum explore l'authenticité et l'artifice à travers l'IA et la reproduction d'images. Southworth réutilise des images de test d'imprimante, symboles de précision et d'impermanence, comme points de départ pour des modèles de diffusion IA, mêlant contrôle mécanique et chaos génératif. Ancrée dans son expérience de retoucheur photographique, cette œuvre explore l'imperfection numérique, la perception de soi et la tension ludique entre exactitude et possibilités infinies.

aurèce vettier

Étude numérique pour une tapisserie monumentale exposée au Musée d'art contemporain de Lyon. Elle élargit l'alphabet visuel de l'artiste, développé à travers ses explorations de la « sur-nature » et de la « sur-réalité ». Ce changement d'échelle approfondit la densité narrative et met à l’épreuve de nouveaux outils de composition pour créer des peintures d’histoire contemporaines.

Ivona Tau

Une œuvre vidéo générative au bord de l'effondrement, où des images glitchées et saccadées révèlent la tension entre le corps féminin et les idéaux algorithmiques. Entraînée sur des données biaisées, la machine construit une féminité déformée, façonnée par les deepfakes, les réseaux sociaux et l'IA. Ici, la beauté devient code : itérée, compressée, perfectionnée. Mais le corps résiste, brisant la boucle à chaque glitch et réaffirmant sa présence dans un système qui exige la conformité.

Kerim & Loackme

Une collaboration basée sur le code qui mêle pixel art dessiné à la main et logique générative pour créer des machines animées absurdes poussant sans cesse des boîtes sans but précis. Chaque itération, accessible via navigateur, est unique et générée de manière procédurale via JavaScript. Elle fusionne expérience personnelle et reproductibilité de masse, brouillant de manière ludique la frontière entre l'art, le produit et l’algorithme.

Marcel Schwittlick

Œuvre d'art générative en temps réel, affichée sur un écran e-ink haute résolution, Caltech Studies (realtime e-ink) fusionne l'IA et le dessin pour explorer la perception des machines et l'intention artistique. À partir des contours du jeu de données Caltech 101 et d'un curseur personnalisé piloté par logiciel, Marcel Schwittlick crée des compositions itératives qui reflètent le processus d'apprentissage d'une machine : systématique, imparfait et poétique. Le résultat est un dialogue silencieux entre la logique algorithmique et les contraintes humaines, rendu avec une précision semblable à celle de l'encre, sans émission de lumière ni consommation d'énergie.

Les finalistes ont été mis à l'honneur à Lisbonne, lors d'une exposition spéciale mettant en avant leur vision pionnière et les œuvres sélectionnées.

Le Jury de l'Édition 2025

Le prix a été soutenu par un panel d’experts et de commissaires issus du monde de l’art traditionnel et de la scène de l’art digital, dirigé par Sebastien Montabonel.

Sebastien Montabonel

Président du conseil d'administration, Fondation AI21C (Institutions artistiques du XXIe siècle)

Le jury était composé de :

Marlene
Corbun

Art advisor & Commissaire, LaCollection

Alejandro
Cartagena

Co-fondateur & Commissaire, Fellowship

Mimi
Nguyen

PhD, Commissaire, Nguyen Wahed

Eleonora
Brizi

Commissaire d'art digital, doctorante

Rani
Jabban

Deputy CEO, ABS

Wealth Management ABS